Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mercredi 12 avril 2017

Julien Boelaert, Sébastien Michon, Etienne Ollion, Métier : député. Enquête sur la professionnalisation de la politique en France

Julien Boelaert, Sébastien Michon, Etienne Ollion
Métier : député
Enquête sur la professionnalisation de la politique en France
Raisons d'Agir
Raisons d'agir
2017

Présentation de l'éditeur
De Nuit debout au Tea Party étatsunien, de Donald Trump à Emmanuel Macron, la dénonciation de l’establishment est devenue un thème récurrent de la politique contemporaine. À droite comme à gauche, aux marges comme au centre, la critique d’un « système » qui monopoliserait le pouvoir est omniprésente.
À partir d’une enquête originale menée à l’Assemblée nationale, ce livre dresse un tableau inédit de la politique française. Celle-ci est profondément marquée par le phénomène de professionnalisation des élus, toujours plus nombreux à avoir été des salariés de la politique, depuis leur plus jeune âge et au point d’y réaliser toute leur carrière. Il faut désormais avoir passé un temps bien plus long – deux fois plus comparé aux années 1970 –, avant de pouvoir espérer parvenir aux responsabilités nationales. Constat sans appel de ces transformations, ce livre met en lumière leurs conséquences sur la politique contemporaine comme sur la démocratie.
Julien Boelaert est docteur en économie. Ses travaux ont pour objet la sociologie politique du travail au parlement (Parlement européen, Assemblée nationale), la réflexion méthodologique sur la place et l'opportunité des données numériques et de l'apprentissage statistique (machine learning) dans les sciences sociales, sur l'économétrie et la consommation des ménages. 
Sébastien Michon est chargé de recherche au CNRS (SAGE, Université de Strasbourg). Ses travaux portent sur le personnel politique français et européen. 
Étienne Ollion est chargé de recherche au CNRS (SAGE, Université de Strasbourg). Il est spécialiste de sociologie de l’État. 

Aucun commentaire: