Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


mercredi 7 décembre 2016

L'éducation populaire au tournant du 21ème siècle, Francis Lebon & Emmanuel de Lescure (dir.)

 
L'éducation populaire au tournant du 21ème siècle
Francis Lebon & Emmanuel de Lescure (dir.)
Du Croquant
Champ social
2016

Présentation de l'éditeur
L’éducation populaire a pour ambition de former des jeunes et des citoyens éclairés, capables de faire vivre la démocratie et de transformer le monde. De nombreuses associations s’y sont consacrées depuis près de deux siècles.
Leur reconnaissance par l’État est apparue comme un progrès. Mais n’est-ce pas au détriment des vertus émancipatrices de l’éducation populaire ? Les associations n’ont-elles pas été « instrumentalisées » dans ce processus, au point que leur projet originel et global aurait « disparu » au profit d’actions segmentées et professionnalisées ?
Qu’en est-il aujourd’hui, dans un contexte de désengagement de l’État ? À partir de travaux récents de recherche en sciences sociales et de comptes rendus de pratiques militantes, les 17 chapitres de cet ouvrage invitent à approfondir l’examen et à mieux comprendre le renouveau de l’éducation populaire depuis les années 2000. Loin d’être devenue une ingénierie sociale dépolitisée, elle reste marquée par une tension constante entre engagement et professionnalisation, instrumentalisation et autonomie. Certes, tous ses projets ne sont pas politisés et contestataires, ils visent néanmoins une libération culturelle, politique ou sociale. De plus, les bénévoles, les volontaires et les salariés qui les mettent en œuvre considèrent que leur travail, sous-tendu par des valeurs, est davantage qu’un emploi ordinaire.
En examinant les rapports entre savoir, pouvoir et émancipation, cet ouvrage invite à penser autrement le peuple, les classes populaires et la politique, à travers une action éducative qui repose sur la culture et les loisirs.
Francis Lebon est maître de conférences en sciences de l’éducation à l’université Paris Est Créteil et membre du Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche sur les Transformations des pratiques Educatives et des pratiques Sociales (LIRTES).
Emmanuel de Lescure est maître de conférences en sciences de l’éducation à l’université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité, et membre du Centre de Recherche sur les Liens Sociaux (CERLIS-UMR 8070).


mardi 6 décembre 2016

Agone 60, Nouvelles masses, nouveaux mouvements ?

Agone, 60, Nouvelles masses, nouveaux mouvements ?
Agone
2016 

Présentation de l'éditeur
Coédition avec la New Left Review
Coordination : Philippe Olivera
Quelles sont les mobilisations politiques et sociales suscitées par la crise financière mondiale de 2008 ? Auraient-elles un air de famille ? En quoi prolongent-elles – ou au contraire tranchent-t-elles avec – la vague précédente de mouvements inspirés par l’alter-mondialisme autour de l’an 2000 ?
Dans un monde où, pour la première fois depuis cent cinquante ans, le capitalisme ne semble plus contesté par aucune force sociale de premier plan, de très nombreux mouvements de masses ne cessent d’émerger. Par-delà tout ce qui les distingue, notamment entre ceux des pays dits « riches » et ceux des pays qu’on appelle « émergents », ils partagent presque tous la caractéristique de mêler des membres des classes populaires et des classes moyennes. Tout l’enjeu est alors de savoir s’il y a convergence ou simple coexistence des luttes. Si cette réelle diversité sociale est une force ou au contraire une faiblesse où la résistance des uns est confisquée par les intérêts des autres.
Ce numéro est la cinquième livraison thématique d’Agone exclusivement tirée de la New Left Review. Conformément à la lucidité dont elle se réclame – qui la conduisait par exemple à relativiser la portée du mouvement alter-mondialiste en 2000 –, la NLR refuse de se raconter des histoires à propos des mobilisations actuelles. Tout en donnant plusieurs éléments d’analyse transversaux, ce numéro reprend pour l’essentiel la série en cours qu’elle consacre depuis 2014 aux new masses et qui brosse un large panorama mondial des principaux mouvements de résistance à l’ordre dominant. Fidèle à ce qui fait sa marque depuis sa création, la New Left Review les passe au crible d’une lecture résolument sociologique rarement faite ailleurs : c’est l’approche des forces sociales mobilisées qui est ici privilégiée.
Sommaire : Goran Therborn, « Nouvelles masses ? Les fondements sociaux d’une résistance » ; Zhanna Andreasyan et Georgi Derluguian, « Protestations électriques en Arménie » ; Suhas Palshikar, « Qui est “l’homme ordinaire” de Dehli ? » ; André Singer, « Révolte brésilienne. La nature sociale et politique des événements de juin 2013 » ; Erdem Yörük et Murat Yüksel, « Classes et politique dans les manifestations de Gezi en Turquie » ; Daniel Finn, « Guerres de l’eau en Irlande » ; Nancy Fraser, « Un triple mouvement ? Penser un projet politique face à la crise après Polanyi » ; Susan Watkins, « Oppositions » ; Boris Mellow, « “On ne peut pas payer et on ne payera pas !” Comment la lutte contre la poll tax bouleversa la Grande-Bretagne et fit chuter Margaret Thatcher » ; Haringey Solidarity Group, « La révolte de Haringey contre la poll tax ».


dimanche 4 décembre 2016

vendredi 2 décembre 2016

écouter: Le temps des prophéties, avec Gisèle Sapiro et Christophe Charle

 

écouter: Le temps des prophéties

Rencontre avec Gisèle Sapiro, directrice d’études à l’EHESS et au CNRS, et Christophe Charle, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
animé par Catherine Portevin, journaliste à Philosophie Magazine


Jeudi 3 Novembre 2016 
Odéon 6e

À partir de l'ouvrage La vie intellectuelle en France, volume 1 : Des lendemains de la Révolution à 1914 (Seuil, septembre 2016)
 

jeudi 1 décembre 2016

Laurent Denave, La valeur des Beatles

Laurent Denave
La valeur des Beatles
P.U.Rennes
Æsthetica 
2016
Table des matières

Présentation de l'éditeur
Peut-on encore prendre le risque de déterminer la qualité, l’originalité et la valeur politique des chansons du groupe le plus applaudi de l’histoire du rock ? Tel est le projet de cet ouvrage qui esquisse une évaluation de l’œuvre des Beatles, suivie d'une analyse sociologique de la formation et de la carrière des membres du groupe. Cette analyse met en lumière le lien entre la valeur de leur production musicale et ses conditions de production. Sont ainsi examinés l’apprentissage des deux compositeurs principaux du groupe (Lennon et McCartney), le parcours du combattant pour se faire connaître, leurs conditions de vie et de travail, les contributions artistiques de leur producteur George Martin et de leurs compagnes, Yoko Ono notamment. Il s’agit finalement de répondre aux questions suivantes : la musique populaire, dans sa forme la plus réussie, et la musique savante peuvent-elles être d’égale valeur ? L’œuvre des Beatles a-t-elle marqué l’histoire de la musique occidentale ? Peut-on dire comme le compositeur et chef d’orchestre Leonard Bernstein : « Les Beatles sont les Schubert de notre temps » ?"
Laurent Denave est docteur en sociologie (École des hautes études en sciences sociales) et diplômé en musicologie (DEA, Paris IV-Sorbonne). Il est l’auteur notamment de Les terres fertiles de la création musicale. Les conditions sociales de possibilité d’une œuvre musicale, de Bach à Boulez, Aedam Musicae, 2015.

mercredi 30 novembre 2016

COnTEXTES, 17, 2016, De l’émergence à la canonisation

 

COnTEXTES, 17 | 2016
De l’émergence à la canonisation

Sous la direction de Björn-Olav Dozo et Laurence Ellena

mardi 29 novembre 2016

Regards Sociologiques, n*49, 2016, Réception et valorisation des biens culturels



Regards Sociologiques, n*49, 2016, Réception et valorisation des biens culturels


sommaire

Perig Humeau, Wenceslas Lizé, "La contribution des publics à la production de la valeur culturelle" 
Charlotte Guichard, "Les amateurs au XVIIIe siècle: reconnaissance et canon artistique"
Samuel Coavoux, "Reconnaitre un chef-oeuvre. L’influence du statut d’une oeuvre dans l’allocation de l’attention des visiteurs au musée d’art"
Maïa Drouard, "Une consécration du patrimoine sans l’État. Experts associatifs et nouvelles formes de labélisation de l’habitat"
Juliette Dalbavie, "Consacrer la chanson ou l’oublier : ethnographie des conventions de disques"
Alice Aterianus-Owanga, "« Groupie love » : du rôle de quelques agents féminins dans la construction de la notoriété chez les rappeurs de Libreville"
Wenceslas Lizé, "Une micro-économie des biens symboliques. Hiérarchisation des valeurs musicales et construction du goût au sein d’un cercle de jazzophiles"
Modesto Gayo, "L’historicité de la consécration culturelle des goûts musicaux au Chili et au Royaume-Uni"